Vie au centre

La vie au centre

La vie à Daishugyo suit le même rythme que celui d’un temple zen-soto classique, la pratique du zazen en étant le cœur. Cette pratique de la concentration sur l’ici et maintenant se poursuit ensuite durant les activités quotidiennes.

Le matin commence par zazen suivi d’une cérémonie et du petit déjeuner traditionnel pris dans les bols. Puis vient le temps du samu c’est-à-dire le travail dédié à la communauté. Une période de repos est prise après le repas du midi. L’après-midi est de nouveau consacrée au samu. Après le diner, zazen clôt la journée. Ce programme peut cependant varier selon les périodes et s’adapter à des événements particuliers.

Les activités du centre zen du Perche sont variées car, outre l’entretien quotidien des lieux et la cuisine, il faut aussi apporter des soins au potager, gérer l’administratif etc. D’autre part, divers travaux de rénovation sont à réaliser dans les anciens bâtiments du centre.

Vous pouvez venir au centre  zen du Perche pour pratiquer zazen mais aussi pour séjourner plus longtemps et participer à la vie du temple.

Une période de retraite au centre zen du Perche est non seulement l’occasion de se retrouver avec soi-même en mettant de côté son quotidien, mais aussi l’opportunité d’approfondir une pratique spirituelle.

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Séjourner au centre :

Il vous est possible de séjourner au centre toute l’année pour des durées variables et d’y suivre la pratique au quotidien ! Veuillez nous contacter au préalable…

  • Séjours courts : 12 euros/jour
  • Séjours longs (à partir de 1 mois) : 300 euros/mois

Occasionellement, nous avons des chantiers participatifs avec des artisans qualifiés auxquels chacun est invité à venir apprendre divers travaux du bâtiment.

Les projets et travaux 

Les batiments qui composent le Centre zen du Perche, Daishugyo, datent pour les plus vieux du XVIème siècle. Cette ferme est une construction typiquement percheronne. Les murs sont en pierre calcaire maçonnés avec de l’argile et enduits à la chaux. Les charpentes sont en chène, peuplier et chataignier recouvertes de tuiles plates. Les planchers isolés avec du torchis (paille et argile) sont habillés de tomettes en terre cuite.

Afin d’obtenir le confort actuel dans un environnement sain, les travaux vont se faire en respectant les savoirs-faire traditionnels et modernes, ainsi qu’en utilisant des méthodes de construction écologiques. Les conseils d’eco-constructeurs locaux nous aident dans le choix des techniques et des matériaux. Quelques travaux spécialisés seront réalisés par des artisans tandis que la majorité des projets se feront en auto-construction grace aux bras de la Sangha.

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  • Le traitement des eaux usées 

Une roselière placée à l’arrière des batiments va permettre de retraiter nos eaux usées (vaiselle, douches, toilettes). Elle comportera plusieurs bassins et ce sont les bactéries vivant dans les bassins qui vont « digérer » les déchets et nettoyer les eaux usées.

Date obligatoire de fin des travaux : mai 2017 

Coût estimé du projet : 10 600 Euros 

  • Le dojo 

Le dernier batiment servira de dojo. Il a été équipée d’une structure en bois qui va recevoir le plafond. Un mur a été ouvert pour élargir la pièce et faire l’entrée du dojo.

-Le plafond : des panneaux de MFP qui n’émettent pas de solvants toxiques dans l’air seront peints avec une peinture minérale elle aussi sans solvants. Le plafond sera isolé avec du chanvre ou de la cellulose.

-Le sol : des billes de schiste expansé suréleverons le plancher du sol. Ce plancher sera composé de panneaux de fermacel (gypse et ouate) recouvert d’un parquet en bois.

-Les murs : ils seront recouverts d’un mélange d’argile et de chanvre pour l’isolation, un mélange qui permet aux murs de respirer.

-Les vestiaires : le sol sera en tomettes anciennes pour l’entrée, et le reste en argile et chanvre. Un escalier sera placé dans cet espace pour accéder à l’étage. Les murs seront aussi recouverts d’un mélange terre-chanvre.

-Les fenètres : une baie vitrée et des fenêtres à triple vitrage seront placées dans les ouvertures.

Date prévue de fin des travaux : juin 2017 

Coût estimé du projet : 27 000 Euros

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  • Remise aux normes de l’électricité 

Toute l’installation électrique est à refaire.

Date prévue de fin des travaux : juin 2017 

Cout estimé du projet : 5 000 Euros 

  • Le drainage 

Les bâtiments anciens, pour être modernisés, doivent être au maximum à l’abri de l’humidité. Il est donc important de commencer un drainage. Les bâtiments seront ceinturés de tuyaux enfouis dans le sol pour permettre d’évacuer l’humidité qui transite dans la terre. L’eau des gouttières doit aussi être dirigée vers la rivière en bas des champs.

Date prévue de fin des travaux : octobre 2017 

Cout estimé du projet : 5 300 Euros 

  • Les dortoirs 

L’étable qui se trouve au centre de la longère servira de dortoirs, avec des logements individuels au rez-de-chaussé et une grande pièce à l’étage. Des sanitaires s’y trouveront avec douches et WC. Un escalier sera installé pour acccéder à l’etage.

Date prévue de fin des travaux : juin 2018 

Coût estimé du projet : 18 700 Euros

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  • Le réfectoire

Ce sont les premiers batiments qui se trouvent à l’entrée qui deviendront le réfectoire. Il faudra percer deux murs afin de créer un espace suffisament vaste pour permettre de recevoir une trentaine de personnes au minimum.

Date prévue de fin des travaux : juin 2019 

Coût estimé du projet : 15 300 Euros 

  • Création d’un jardin et d’un verger 

En cours de réflexion

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  • Le Potager 

Au Bas Gage, entouré d’une haie de charmes et muni de vieux poiriers tordus, de copieux framboisiers et abondants arbustes de cassis et groseilles, l’ancien potager de la ferme est resté pendant une dizaine d’années paisible et silencieux dans l’attente d’un nouveau souffle…

La première tâche était l’installation de grillage tout autour du jardin afin de protéger au mieux les cultures. Ensuite, la taille des haies a permis à plus de lumière de rentrer—tout cela en suivant les recommandations de Jean-Pierre Yver, ancien propriétaire devenu ami de bon conseil.

La suite de l’histoire fut la préparation du terrain en utilisant quelques techniques de permaculture. Rajoutez à cela un coup de grelinette, une poignée de gouttes de sueur et le potage était prêt à servir. Un autre élément, plutôt vital, surtout dans ce climat normand pluvieux, fut la fabrication des serres. La première, la petite, construite avec du bois d’acacia ramené de Dordogne, a servi de maison d’accueil pour les tomates en été. L’autre serre, une grande structure de tente, promet de nous approvisionner en légumes durant l’hiver.

Au jardin, courgettes, concombres et carottes, betteraves, salades et fleurs coexistent en harmonie sous les vastes et variés cieux du Perche.

Alors, place aux légumes de la prochaine saison…!

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